Valoriser un français de qualité

Ayant les deux mains dans notre futur plan de réussite, je profite de Synap.TIC pour poser une question…

L’équipe-école a choisi d’inclure dans le plan de réussite un objectif en lien avec la qualité de la langue. Par contre, nous faisons face à l’éternel débat :

on-enlève-des-points-pour-le-français-dans-toutes-les-matières

VERSUS

seules-les-matières-ayant-un-critère-d’évaluation-en-lien avec-le-français-écrit-peuvent-le-faire.

Alors, connaissez-vous des pratiques gagnantes, pour l’ensemble d’une école secondaire, qui respectent la politique d’évaluation du MELS, qui permettent aux élèves de hausser la qualité de leur français écrit et qui est plus motivante que coercitive?

 

6 réflexions au sujet de « Valoriser un français de qualité »

  1. Bonjour,

    Lorsque vous faites référence au respect de la politique d’évaluation, pensez-vous à des éléments en particulier ou la considérez-vous globalement? Je pose la question afin de mieux cadrer une éventuelle première idée que je proposerais au groupe.

    Stéphane Allaire (Ytsejamer)

    • Bonjour, merci de l’intérêt pour ma question.
      Je fais référence à la page 23 de la Politique d’évaluation des apprentissages (version 2003). La 8e orientation dit que « l’évaluation des apprentissages doit contribuer à l’amélioration de la langue parlée et écrite de l’élève ». Le 2e paragraphe se termine ainsi : « Dans cette perspective, il ne aurait être question d’enlever des points aux élèves pour leurs erreurs dans l’utilisation de la langue. »

      • Sachant l’importance des situations authentiques et signifiantes dans l’apprentissage de l’écriture (et de façon plus générale pour tout apprentissage), une proposition d’idée spontanée à explorer a été celle d’un projet fédérateur au niveau de l’école. Mais je me suis dit que c’était trop simple pour y avoir pensé aussi rapidement. Alors je me suis mis à essayer de retrouver un texte que j’ai lu récemment. Pendant ma recherche, je suis tombé sur un rapport dans lequel on propose, notamment, huit chantiers prioritaires pour l’amélioration de la langue française à l’école. Le premier est formulé ainsi:

        C’est dans ces perspectives pédagogiques que le Conseil:

        – invite les enseignants à pratiquer, dans le contexte des orientations retenues pour l’enseignement de la langue, une pédagogie axée sur des situations d’apprentissage signifiantes;

        – invite les enseignants à pratiquer un retour plus systématique sur la langue comme objet — par exemple, sur le choix et le sens des mots (lexique, sémantique) et sur leurs arrangements (syntaxe,grammaire)—, tout en s’assurant d’une jonction organique et efficace des connaissances sur la langue et des habiletés reliées à l’utilisation de la langue comme outil de communication et d’initiation culturelle.

        Vous avez une idée d’où cela est tiré?
        Ici: http://www.cse.gouv.qc.ca/fichiers/documents/publications/Avis/50-0361.pdf
        Surprenante la date, non? Décidément, plus ça change, plus c’est pareil!

        N’empêche que je crois que cette idée de «jonction organique» est encore bien d’actualité et qu’il y aurait lieu d’essayer de faire du pouce ensemble pour voir comment elle pourrait se concrétiser et servir la situation que Olivier a soumise.

        Stéphane Allaire (Ytsejamer)

        • Merci Stéphane pour ce travail d’archéologue (!) Comme nous sommes partis des préoccupations des enseignants, l’équipe école semble d’accord pour donner une rétroaction sur la qualité de la langue, peu importe les matières. Pour l’instant, on le voit comme un commentaire formatif sur la qualité de la langue. (très bien, bien, à améliorer). Nous espérons que ce soucis de tous les profs diminuera les commentaires de nos grands ados du type : « Ben là, pourquoi tu corriges mes fautes, on n’est pas en français, genre. » Mais j’ai bien peur qu’il faille mettre ensuite un service en place pour les élèves qui cumuleront les « à améliorer »…
          Cette année, nous avons bien tenté un projet global pour la semaine du français (francofête, 20 mars), mais disons que la participation des élèves n’a pas été à la hauteur des efforts qu’on y a mis. Je retiens quand même ton idée de situation authentique pour l’an prochain…

  2. Bonjour Olivier,

    C’est ma première expérience pour apporter ma contribution à la communauté, j’espère que ça pourra alimenter ta réflexion.

    1. Puisque tu fais référence à tes besoins en lien avec le plan de réussite de ton école, j’ai d’abord eu un questionnement pour les particularités de ton milieu. Que dit l’analyse au sujet de la réussite des élèves en lecture et en écriture? Par exemple, une école SIAA (Stratégie d’Intervention Agir Autrement – MELS) peut déjà se référer à de la documentation de recherche et à des outils.

    2. J’ai posé la question dans mon milieu et voici ce qu’une collègue cp du secondaire m’a partagé. Elle a revisité les normes et modalités d’une école à l’étape de la qualité de la langue et a relevé les exemples de moyens suivants : accès à des dictionnaires dans les classes pour aider les élèves à se corriger, accès à un correcteur électronique comme Word ou Antidote sur certains ordinateurs identifiés, prise de temps pour se corriger, jugement sur la compétence Communiquer de façon appropriée, échanges de textes entre élèves pour correction avant la remise à l’enseignant, atelier d’aide à la correction, rétroaction constructive.

    3. Sur le site « L’éducation, ça se partage », la section de la collaboration entre les commissions scolaires et les universités présentent les projets en cours.

    http://www.education0312.qc.ca/idsideJ/php/DevRegional/collaboration_cs-universites.php

    Un exemple qui pourrait peut-être t’apporter des ressources :
    « Recherche et formation pour l’implantation d’une communauté d’apprentissage professionnelle visant l’amélioration des pratiques d’enseignement en français et en raisonnement mathématique. » Nom du chercheur: Martine Leclerc

    4. Sur le Portail pour l’enseignement du français de l’Université Laval, en inscrivant « pratiques gagnantes secondaire » dans le champ de recherche, plusieurs résultats sont apparus.

    http://www.enseignementdufrancais.fse.ulaval.ca/

    À titre d’exemple, j’ai trouvé intéressant la première question dans les résultats de recherche : « La lecture et l’écriture en sciences au secondaire : quelles pratiques pour quelles finalités ? » Suzanne-G. Chartrand (2007). Des références à des chercheurs et un regard sur la perception des élèves de leurs pratiques d’écriture et de lecture en sciences, entre autres. Si les élèves affirment que leurs pratiques d’écriture à eux sont de répondre à des questions d’examens et de cahiers d’exercices, c’est déjà, à mon avis, une « secousse » pour lancer la réflexion avec une équipe d’enseignants. Si on demandait aux élèves : « Quelles sont vos pratiques d’écriture et de lecture ? »

    Bonne journée,
    Isabelle

    • Bonjour Isabelle, merci pour tes idées. Les moyens proposés dans le plan de réussite sur lequel ta collègue a travaillé semblent accessibles pour mon école. D’ailleurs des démarches sont déjà en cours pour permettre aux élèves d’utiliser l’application Antidote sur leurs appareils électroniques.
      Au sujet du jugement sur la compétence transversale (devrais-je dire la « certaine » compétence?) « Communiquer de façon appropriée », nous aimerions trouver des façons de l’évaluer, bien que nous puissions nous tourner vers les commentaires pré déterminés dans GPI… Ton commentaire m’encourage à continuer d’explorer en ce sens.

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