« twitter literacy »

Twitter est désormais célèbre dans le monde scolaire québécois grâce à Annie Côté, une enseignante visionnaire qui a eue l’audace de suivre ses idées et d’aller jusqu’au bout de celles-ci.

Mais encore beaucoup d’éducateurs, d’enseignants, de profs et d’intervenants en milieu scolaire (rares sont ceux qui osent l’avouer !) sont encore néophytes et ne savent pas comment utiliser Twitter à des fins personnelles et encore moins à des fins pédagogiques

Voici un petit guide qui présente assez bien comment utiliser l’outil.

http://www.pearltrees.com/#/N-play=1&N-s=1_6390687&N-u=1_696716&N-p=60667003&N-f=1_6390687&N-fa=5484505

11 réflexions au sujet de « « twitter literacy » »

  1. Merci Marc mais je ne vois pas le lien pour le document. Personnellement et professionnellement, je demeure sceptique quant au réel potentiel pédagogique de Twitter. Au-delà du ludique ponctuel et de l’aspect motivationnel j’entends; qu’on retrouve de toute façon avec plusieurs TIC. Outre des discours exhubérants et en vogue, j’ai hâte de lire quelque chose de fouillé sur le sujet. Peut-être vais-je le trouver dans le document dont tu parles… Pour le moment, mon utilisation personnelle m’amène à demeurer prudent: http://stephaneallaire.ca/?p=198 de même que ma compréhension du processus d’écriture.

  2. Personnellement, je fais partie des twitteux intensifs depuis plus de 4 ans maintenant. J’en ai découvert plusieurs usages :
    1-rendre compte d’un colloque où je suis, mais où plusieurs ne peuvent s’inscrire faute de budget parfois ou de temps…
    2-Co-construire, élaborer, préparer une réflexion commune sur un sujet donné. Parfois discussion plus formelle comme le #ClavEd (ou #EdChat)…
    3-Brasser des idées qui finissent, si temps, par un billet de blogue…
    4-Applications pédagogiques ponctuelles…

    Et là, ici j’avoue que pour le 4, ça a tardé à venir. En fait, ça m’a pris 2 ans avant de trouver que, finalement, ça pouvait se faire et apporter un certain plus aux élèves. J’ai été lent à convaincre, peut-être parce que, contrairement à ce que certains croient, je ne suis pas un « early adopter »

    Par contre, après quelques expériences (Voir SILF12 sur mon blogue, par exemple, ou encore le concours tenu (1er au 8 oct 2012) à l’occasion du 1er festival international de twittérature qui a eu lieu le 16 octobre 2012), je peux dire que d’élaborer des tweets permet parfois plus que la simple motivation apportée par plusieurs TIC (au départ surtout, d’ailleurs).

    Lors du concours, les élèves avaient à rédiger un tweet de 140 caractères pile (incluant la balise) qui devait respecter une thématique et inclure au moins une figure de style parmi un choix prédéterminé. Ce fut donc une occasion d’apprendre certains trucs utiles en rédaction, entre autres l’utilisation du mot approprié, la recherche de synonymes, la force des mots aussi, etc. Et là, il y avait une autre motivation, bien sûr, celle des prix qu’il était possible de remporter. Au moment du concours, on ne savait pas quels seraient ces prix, puisque les commanditaires étaient en train de nous répondre (nous = les organisateurs du festival), alors le prix lui-même ne pouvait pas expliquer la motivation. Et à plus de 1300 inscrits et 9 prix décernés (au départ, c’était supposé être ça, mais se sont ajoutés des prix coups de coeur, grâce aux généreux commanditaires), les chances de gagner, bien que supérieures à celles pour la loto, étaient quand même pas si grandes, selon certains élèves, mais tous se sont donnés à fond et ont donné leur maximum.

    Juste de voir la fierté dans les yeux de plusieurs qui finissaient par réussir leur petit texte percutant, dans les 140 caractères bien juste, après moult recherches dans les dictionnaires, etc., juste ça, ça valait plus que tous les prix réunis (et les prix étaient au final, loin d’être négligeables : tablettes, iPod Touch, etc.) Donc, pour certains qui n’aiment pas écrire en temps normal, l’occasion devenait celle de prouver qu’eux aussi, étaient capables de réussir un texte selon des contraintes, etc.

    LIENS À VENIR : lors que j’aurai fini un billet de blogue sur le sujet et prochainement sur le site de l’ITC (Institut de twittérature comparée) twittexte.com (Marc, tu peux me rappeler à l’ordre si j’oublie de venir placer les liens ici, merci 😉

  3. En fait, je parle d’au moins 3 expériences Twitter, mais les 3 sont effectivement ponctuelles…

    Février 2011 : un groupe de mes élèves participent à un ClavEd. Mais comme ils n’étaient sur Twitter que depuis trop peu, certains ont trouvé la cadence trop rapide et ont décroché. Par contre, depuis ce temps, certains sont demeurés sur Twitter et l’utilisent comme « outil de veille humaine » pour recueillir de l’information, en diffuser, partager et échanger, etc.

    Mars 2012 : SILF12 : Twitter fut utilisé pour diffuser des histoires en 10 tweets. Par contre, les histoires se sont élaborées sur une page de texte commune (Genre EtherPad) où des élèves de 2 pays, en équipes, écrivaient leurs trucs.

    Oct. 2012 : Concours de twittérature : certains ont élaboré leur texte sur Twitter, mais la majorité non. Twitter fut donc un outil de diffusion.

    Bref, je n’ai pas pu tester d’utilisation régulière, sauf qu’en intéressant des élèves à Twitter, certains l’adoptent pour échanger, etc.

    Comme dans tout, je ne crois pas aux solutions uniques ou aux outils uniques… Twitter est UN outil parmi un éventail. Libre à nous d’en saisir les opportunités dans la mesure où elles servent d’une façon ou l’autre notre pédagogie ou nos intérêts pédagogiques ! Voilà mon humble opinion…

  4. Pour moi, l’utilisation de Twitter en classe avec mes eleves de deuxieme annee du primaire se revele comme un nouveau souffle dans l’acte d’ecrire.
    De un, a ma commission scolaire, beaucoup d’outils TIC consideres comme « sociaux » ou « collaboratifs » sont bloques dans les classes. Twitter a ete debloque en septembre chez nous. Donc pour moi, c’est un outil dont je connaissais deja l’usage et qui m’etais permis d’utiliser en classe. Donc par simple accessibilite et facilite d’usage, c’etait une belle option pour moi.
    De deux, dans les niveaux plus bas du primaire (cycle 1, prescolaire) il est parfois difficile de creer un contexte « reel » d’ecriture pour les eleves (on ecrit pour le prof, pour ses amis, ses parents, ses pairs ce qui est important et bien, mais rarement au-dela de ce milieu immediat).
    J’utilise Twitter de cinq facons avec mon compte de classe.
    1-Premierement, c’est une belle facon de synthetiser ce que nous avons fait de notre journee. Les jeunes doivent penser a ce qu’ils ont appris et on ecrit ensemble sur notre mur.
    2-J’ai maintenant plus de la moitie des parents de mes eleves qui nous suivent. Ils ont donc un acces direct a des photos, des videos et aux activites que nous faisons en classe. Les parents me disent a quel point il est plus simple pour eux de discuter avec leur enfant ce qu’ils font en classe car les jeunes ne peuvent plus dire qu’ils n’ont « rien fait » a l’ecole, c’est ecrit noir sur blanc. De plus, les parents maintenant nous encouragent, nous posent des questions et interagissent directement avec la classe.
    3-Je developpe tranquillement des situations d’ecriture ou les eleves peuvent avoir un feedback immediat d’autres eleves de deuxieme annee partout dans le monde. Ca rend l’acte d’ecrire beaucoup plus « important » a leurs yeux car ils comprennent tres vite la notion ou les « autres » voient ce qu’ils ecrivent. De plus, je travaille avec une autre enseignante en ce moment pour ecrire une histoire a relai avec sa classe.
    4-Etant un site « collaboratif » mais aussi un media social tres influent en ce moment, on peut discuter regulierement de l’ethique de l’internet et du partage d’informations.
    5-Finalement, l’eleve sent qu’il fait partie d’une communaute d’apprentissage internationale et globale. Nous partageons avec des classes canadiennes, americaines, australiennes, anglaises… Les eleves voient ce que d’autres enfants de leur age font, comment ils sont semblables mais aussi differents. Cette appreciation de l’autre, je n’ai pas trouve un autre outil TIC qui donne a mes eleves ce genre d’emerveillement et d’eveil.
    Est-ce que Twitter est le seul outil qui puisse faire ceci? Non, probablement pas. Mais lorsque la commission scolaire a le controle sur les sites que nous pouvons utiliser, on prend ce qui passe quand ca passe. J’ai trouve en Twitter un outil qui repondait a mes besoins et a ceux de ma classe, mais je suis certain que pour d’autres il y aura autre chose.

Laisser un commentaire